Compagnie d’Expérimentation et de Recherche en Art

CERA est une agence d’ingénierie culturelle née de la mise en oeuvre de l’exposition « Sèvres Outdoors
en 2014. »
Son savoir-faire acquis et les résultats obtenus lors de la première édition apportent plusieurs ambitions à CERA et forgent une vision originale et futuriste de manifestations liées à l’art contemporain.
CERA a également la capacité de développer dans d’autres lieux des expositions « outdoors » et de
gérer ou conseiller des manifestations d’oeuvres d’art en extérieur.
Outre les expositions temporaires et évènementielles, CERA a pour vocation de conseiller les entreprises
à investir dans l’art contemporain : utilisation des dispositifs fiscaux, choix des artistes grâce
à son partenariat avec GME, exploitation des sites à investir, aménagement culturel du territoire…
Aider la création et la favoriser en mettant en relation entreprises et galeristes, faire vivre les oeuvres
en les faisant voyager : c’est la mission que CERA s’est fixée.
L’art fait déplacer les foules, créons ces circonstances pour réintroduire la culture sous ces formes et
à travers toutes ces sensibilités.

SÈVRES OUTDOORS 2015

Sèvres – Cité de la céramique
ouvre ses jardins
à Galeries Mode d’Emploi
pour la seconde édition de
SÈVRES OUTDOORS 2015
Des oeuvres contemporaines investissent les jardins de Sèvres la Cité de la Céramique
Sèvres – Cité de la céramique s’inscrit résolument dans le paysage de l’art contemporain avec un programme
d’exposition « outdoors » qui rassemble du 20 mai au 25 octobre : 26 artistes de 24 galeries
de l’Association GME (Galeries Mode d Emploi) : une exposition gratuite étonnante et surprenante,
en plein air dans un cadre historique.
Fort du succès rencontré en 2014 auprès de milliers de visiteurs, Sèvres- Cité de la céramique renouvèlle
le format sur les 4 hectares de jardin, une institution au passé prestigieux et une volonté
commune de partager et diffuser la création contemporaine auprès de publics variés : connaisseurs,
collectionneurs, amateurs ou simples promeneurs.
Des oeuvres conçues in situ ou sortant de galeries ou biennales les plus renommées.
Des artistes venus d’horizons très différents et aux réflexions éclectiques qui trouvent ici un terrain
propice à la mise en valeur de leurs oeuvres.
Grâce aux compétences de CERA (Compagnie d’Expérimentation et de Recherche en Art) Sèvres
Outdoors, présente cette année encore de nombreuses oeuvres d’exception dans un parcours où la
création contemporaine s’exprime de façon inattendue.
Une véritable invitation à la déambulation dans les jardins…
Le Parcours de Sèvres Outdoors 2015
1- Vincent Barré, Anneaux, 2009
2- Hans Schabus, Recta Sequi, 2013 (dix rails de train coupés disséminés sur
tout le parcours et matérialisés par le symbole x)
3- Didier Trenet, Vanille Chocolat, 2006-2011
4- Vivien Roubaud, Sphère, 2015
5- Johan Creten, Grande vague pour Palissy, 2006
6- Angela Detanico et Rafael Lain, Archipel (Setting Stones), 2015
7- Delphine Coindet, A cross, 2006
8- Fabien Giraud et Raphaël Siboni, La condition, 2009
9- Jacques Vieille, Agave, 2010-2015
10- Yue Minjun, The Tao Laughter n°4, 2012
11- Anne Wenzel, Damaged Goods (Bust, Large, Darkblue), 2013
12- Younès Rahmoun : Nakhla/Khazaf, 2006
13- Anita Molinero, Sans titre (série Oyonnax), 2007
14- Clémence Van Lunen, Wicked flower 20, 2014
15- George Tony Stoll, Sculptures folles, 2015
16- Mathieu Mercier, Last Day Bed, 2014
17- Emilie Brout et Maxime Marion, Dérives, 2011-2013
18- Sylvain Rousseau, Lonely You, 2015
19- Paz Corona, Enredadera, 2015
20- Katinka Bock, Metro II, 2011
21- Thibault Hazelzet, Les cinq Mariées, 2015
22- Daniel Dewar et Grégory Gicquel, Les fantômes, 2014
23- Joseph Havel, Sphère, 2014
24- Heidi Wood, Production Site, 2015
25- Ryan Gander, I is… (ix), 2015
26- Romain Pellas, Spikes, 2015
Les artistes et leurs oeuvres
Rencontre avec les acteurs du projet…
Sous l’impulsion de Romane Sarfati directrice générale de la Cité de la céramique – Sèvres &
Limoges, d’Hervé Loevenbruck président de Galeries Mode d’emploi et de Serge Bienabé président
de CERA, Sèvres – Cité de la Céramique qui réunit le Musée et la Manufacture réussit avec Sèvres
Outdoors un numéro d’équilibriste en perpétuant le savoir-faire de la porcelaine du XVIIIe tout en
promouvant la création contemporaine.
Trois personnalités et compétences nous parlent du projet :
La Cité de la céramique – Sèvres & Limoges consacre plus de la moitié de sa production à la création
de formes et de décors nouveaux, grâce à la présence dans ses ateliers d’artistes internationaux, invités
à se frotter à la porcelaine pourtant si rebelle à la manipulation.
Ce dialogue incessant depuis son origine au XVIIIe siècle lui a permis non seulement de traverser
allègrement les siècles mais bien plus encore, de rester à l’écoute, voire à l’affût, des innovations et
de l’imaginaire des artistes.
Dans le même temps, elle acquiert des oeuvres, y compris contemporaines, pour enrichir les collections
nationales qu’elle conserve et diffuse.
Cette double mission qui caractérise l’institution en fait un interlocuteur régulier des galeries d’art
qui soutiennent avec talent et énergie les artistes auxquels elles croient et avec lesquelles la Cité de
la céramique coproduit certaines de ses pièces, commercialise sa production et enrichit le patrimoine
à travers sa politique d’acquisition. Elle est un acteur singulier mais néanmoins confirmé du marché
de l’art et le rapprochement qui s’est opéré entre la principale association de galeries d’art contemporain
de Paris, Galeries Mode d’Emploi, s’est imposé comme une évidence.
Quel plaisir de retrouver autant d’artistes et de professionnels de l’art réunis à Sèvres à la Cité de
la céramique, de partager ainsi avec eux cette nouvelle aventure d’un genre inédit et de permettre
la découverte d’un ensemble d’oeuvres exceptionnelles et pour certaines, produites pour l’occasion.
Cette manifestation gratuite et généreuse de la part des galeries parisiennes n’a qu’une vocation, portée
par toutes les équipes de la Cité de la céramique : celle de partager et de diffuser plus largement
encore l’art de notre temps.
Romane Sarfati
Directrice générale de la
Cité de la céramique – Sèvres & Limoges
CERA est une agence d’ingénierie culturelle née de la mise en oeuvre de l’exposition Sèvres Outdoors
en 2014.
Son savoir-faire acquis et les résultats obtenus lors de la première édition apportent plusieurs ambitions
à CERA et forgent une vision originale et futuriste de manifestations liées à l’art contemporain.
CERA a également la capacité de développer dans d’autres lieux des expositions « outdoors » et de
gérer ou conseiller des manifestations d’oeuvres d’art en extérieur.
Outre les expositions temporaires et évènementielles, CERA a pour vocation de conseiller les entreprises
à investir dans l’art contemporain : utilisation des dispositifs fiscaux, choix des artistes grâce
à son partenariat avec GME, exploitation des sites à investir, aménagement culturel du territoire…
Aider la création et la favoriser en mettant en relation entreprises et galeristes, faire vivre les oeuvres
en les faisant voyager : c’est la mission que CERA s’est fixée.
L’art fait déplacer les foules, créons ces circonstances pour réintroduire la culture sous ces formes et
à travers toutes ces sensibilités.
Serge Bienabé
Président de CERA
by CERA ©
L’association Galeries Mode d’Emploi (G.M.E.) a été créée à l’initiative de trois galeristes passionnés,
Gilles Dusein, Gabrielle Maubrie et Philippe Rizzo en 1993. Depuis un peu plus de vingt ans, son
ambition n’a pas faibli : réunir un ensemble de galeries partageant une vision commune de l’art, générer
des projets et des échanges, être le label de référence pour les amateurs d’art contemporains
à Paris.
Ainsi, G.M.E. édite et diffuse, tous les deux mois, un plan et un agenda des activités de ses galeries
membres. Ces informations permettent aux visiteurs et aux collectionneurs de se repérer efficacement
dans l’actualité des expositions parisiennes.
Au cours des années, les missions de G.M.E. se sont renforcées, à mesure que l’intérêt du public
et l’offre d’expositions augmentaient fortement. Toujours exigeante, la sélection de galeries admises
au sein de G.M.E. s’est également accrue, après parrainage et vote lors de son assemblée annuelle.
L’an dernier, Galeries Mode d’Emploi aura soutenu l’exposition/Galeries Week End «CHOICES», soutien
renouvelé cette année encore.
GME aura aussi lancé le premier Guide des Galeries et Institutions publiques et privées à Paris. Ce
guide sera réédité cet automne.
L’une des initiatives les plus ambitieuse de G.M.E fut sans aucun doute la réalisation de la première
exposition de sculptures d’extérieur dans les jardins de la Cité de la céramique à Sèvres en été 2014.
Nous avons décidé tous ensemble de reproduire et d’étendre dans la durée cette manifestation en
2015. C’est ainsi que de Mai à Octobre, le public pourra venir admirer plus de 25 projets.
Cette exposition permet à tous les publics de rencontrer le meilleur de la création contemporaine à
travers la sélection des galeries membres de notre association. Du monumental en passant par des
oeuvres sonores, chacun peut libérer sa sensibilité et vivre une expérience unique. La durée de l’exposition
mais aussi la période de l’année vont permettre au plus grand nombre de
visiter ces jardins, de découvrir ces oeuvres. Les scolaires vont pouvoir se sensibiliser aux artistes de
leur époque. Les amateurs d’art découvriront de nouveaux projets, certaines oeuvres ayant été créées
in situ.
Le personnel de la Cité de la céramique, sa directrice Romane Sarfati, les partenaires de la première
édition nous ont redonné leur confiance pour cette nouvelle édition et je tiens à les en remercier.
Ils sont cette année rejoints par le Conseil Départemental des Hauts-de-Seine qui nous accorde un
large soutien et nous promet de nous étendre géographiquement.
Galeries Mode d’Emploi va s’employer dorénavant à pérenniser certaines oeuvres dans les parcs environnants…
une grande histoire commence à s’écrire et nous sommes fiers de participer à l’élaboration
de la vallée de la sculpture…!
Le bureau de G.M.E.
Hervé Loevenbruck, Président
Solène Guillier, Vice Présidente
Jocelyn Wolff, Trèsorier
Marion Papillon, Secrétaire
Emilie Brout et Maxime Marion
Dérives, 2011-2013
Galerie 22,48m2
Installation vidéo générative, dimensions variables
Les artistes
Émilie Brout et Maxime Marion sont nés en France en 1982 et 1985. Ils vivent et travaillent à
Vincennes.
Respectivement diplômés des Ecoles Supérieures d’Art de Nancy et d’Aix-en-Provence, leur collaboration
a débuté à la suite du cycle Ensad Lab de l’Ecole des Arts décoratifs de Paris. Leur démarche
repose sur une pratique de la réappropriation : à partir de collections de documents organisés en
bases de données qu’ils créent ou sélectionnent en ligne, ils questionnent le rapport que nous entretenons
avec les images. Explorant ce qui relève du commun, ils interrogent de manière sensible
les modalités de circulation, les moyens de diffusion et l’histoire des données au sein des réseaux.
L’oeuvre
Dérives est un film qui propose une approche narrative inédite via un système de montage automatique
et infini. Des milliers de courts extraits ont été préalablement sélectionnés et annotés en fonction
de près de deux cents critères tels que la quantité d’eau, sa typologie ou son degré d’intensité.
Le montage de ces séquences offre au spectateur un nouveau film à part entière où l’eau devient
le sujet principal, en plus d’un voyage dans son histoire au cinéma – de L’Arroseur arrosé des frères
Lumière (1895) à Titanic de James Cameron (1997) en passant par Le Couteau dans l’eau de Roman
Polanski (1962).
by CERA ©
Heidi Wood
Production site, 2015
Galerie Anne Barrault
Panneaux en aluminium peints en peinture de carrosserie, poteaux en acier galvanisé
L’artiste
Heidi Wood est une artiste australienne, née à Londres (Royaume-Uni) en 1967. Formée à l’Ecole
nationale supérieure des Beaux-arts de Paris, elle vit et travaille à Paris.
Son oeuvre s’intéresse à la transformation de la peinture abstraite en vecteur publicitaire.
Chacun de ses projets commence par la création d’un vocabulaire de pictogrammes en relation avec
un contexte précis (ambiance architecturale, paysage urbain…). Ensuite, vient la recherche d’un
support pertinent pour les décliner (photographie, spam, peinture à l’huile sur tissu d’ameublement,
peinture murale, papier peint, sculpture, signalétique routière, assiette souvenir…). Heidi Wood explore
l’utilisation de ces pictogrammes dans la simulation et l’évocation d’un monde idéalisé.
L’oeuvre
Les oeuvres d’Heidi Wood prennent ici la forme de deux panneaux de signalisation dont la valeur
informative devient motif architectural et inversement les particularités d’un paysage urbain deviennent
des pictogrammes. Depuis quelque temps déjà, la démarche artistique d’Heidi Wood s’articule
autour de la question de l’identité visuelle d’une géographie urbaine et plus particulièrement de
celle des banlieues. Ce qui l’intéresse, c’est de comprendre comment un espace conçu comme une
nouvelle façon de vivre ensemble est devenu symbole d’incivilité, comment une utopie est devenue
dystopie dans l’imaginaire national. Les panneaux présentés ici sont l’un des moyens trouvés par
l’artiste pour explorer et mettre en tension l’image des banlieues.
by CERA ©
Vincent Barré
Anneaux, 2009
Galerie Bernard Jordan
Fonte d’aluminium, 180x120x100 cm et 175x175x100 cm
L’artiste
Vincent Barré est né à Vierzon (France) en 1948. Il vit et travaille entre Saint-Firmin des Bois (Loiret)
et Paris.
Il est diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris et est également titulaire
d’un doctorat en urbanisme et d’un diplôme d’architecture. Il a exercé l’architecture jusqu’en 1982
avant de se consacrer entièrement à la sculpture qu’il a enseignée à l’Ecole des Beaux-arts de Paris
jusqu’en 2011.
Ce triple bagage l’amène à porter une réflexion générale sur l’espace urbain et à souvent lier ses
volumes à l’architecture avec une attention particulière portée aux questions d’échelle. Lorsqu’il
façonne fer, aluminium, acier découpé, terre, caoutchouc, papier ou grès, il cherche à figurer des
forces plutôt que des formes. Par l’opposition des pleins et des vides, c’est la matière qui s’exprime.
L’oeuvre
L’oeuvre Anneaux est intimement liée au rapport que Vincent Barré entretient avec l’idée de nature.
La métaphore de l’arbre, avec ses anneaux de croissance, sa peau, sa stature… Cela s’est imposée
dès 2003 dans ses premières sculptures dressées pour le monument aux fusillés de la Nivelle à
Amilly (Loiret).
Posés comme un corps, en attente ou à l’abandon, ces anneaux occupent l’espace comme s’ils
avaient toujours été là. Leur forme ouverte et incurvée invite le spectateur à être nourri visuellement
sans être accaparé par l’objet.
by CERA ©
Jacques Vieille
Agave, 2010-2015
Galerie Bernard Jordan
Plastique P.E.T., Agave, 150x40x50 cm
L’artiste
Jacques Vieille est né en 1948 à Baden-Baden (Allemagne). Il vit et travaille à Paris et dans le Lotet-
Garonne (France). Il est à la fois architecte, paysagiste, décorateur et horticulteur.
Autant de branches à son oeuvre de sculpteur qui, depuis ses débuts, s’enracine dans une articulation
savante, ironique et poétique entre nature et culture, art et artifice, organique et mécanique.
Ses derniers travaux, qui combinent le comble de l’artificiel – la culture hors-sol – aux matériaux et
outils les plus sophistiqués de la construction industrielle et de l’agroalimentaire, révèlent l’interrogation
permanente, le regard critique et amusé qu’il porte sur notre paysage quotidien.
L’oeuvre
Agave est un récupérateur d’eau en forme de rocher sur lequel est posé un agave vert. L’association
d’une plante naturelle et d’un faux rocher nous questionne sur le rapport entre la nature et la modernité.
Les intentions de Jacques Vieille ne sont ni revendicatrices ni moralisatrices mais portent sur la question
de l’intégration de la nature dans notre quotidien et vice-versa.
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Thibault Hazelzet
Les cinq mariées, 2015
Galerie Christophe Gaillard
Bois, plâtre, polyester, peinture altryde, 320x200x200 cm
L’ artiste
Thibault Hazelzet est un artiste français, né en 1975, formé aux Beaux-Arts de Versailles section
peinture. Il expose ses toiles dans plusieurs galeries à Paris, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.
En 2004, il se tourne vers la photographie qui devient son medium principal. Dès lors, il garde toujours
dans son travail photographique argentique, entièrement réalisé en atelier et à la chambre 4X5,
de nombreuses références et techniques issues de la peinture (travail en série, tirage unique en grand
format et superpositions de matière picturale et de lumière…).
L’oeuvre
D’abord créées pour une série photographique, Les cinq mariées ont rapidement pris leur indépendance.
Elles sont posées sur des sellettes qui sont à la fois des supports et des parties intégrantes de l’oeuvre.
L’ensemble est peint dans des couleurs «anatomiques» : le rose (la chair), le blanc (l’os, le sperme)
et le marron (les excréments).
Cette sculpture est à la fois une référence au Grand Verre de Marcel Duchamp (La Mariée mise à nu
par ses célibataires, même) mais aussi un ensemble, un groupe uni et désuni marchant dans l’incertitude.
by CERA ©
Didier Trenet
Vanille Chocolat, 2006-2011
Galerie Claudine Papillon
Résine, polyester patiné, 270x100x85 cm
L’artiste
Né en 1965 à Beaune (Côte d’or), Didier Trenet est diplômé de la Villa Arson à Nice et a été pensionnaire
de la Villa Médicis à Rome en 1997. Il vit et travaille à Trambly (Saône-et-Loire).
Son travail conjugue divers mediums mais le dessin en reste la matrice essentielle. Il se nourrit de
l’esthétique et de l’iconographie du XVIIIe siècle et convoque ainsi fréquemment les figures tutélaires
que sont Watteau, Fragonard ou Hubert Robert.
L’évocation de cet âge classique n’est cependant pas le support d’une réflexion nostalgique mais plutôt
le point de départ de détournements humoristiques, empreints d’une certaine dose d’irrévérence.
L’oeuvre
Vanille Chocolat, oeuvre sous-titrée V, étude d’une fontaine est issue d’une série de dessins de projets
de fontaines.
Cette série émane d’une méditation sur la partie émergente de l’art dans les lieux publics. Selon
Didier Trenet, le geste représenté par ce petit monument en ronde bosse incarne assez justement
l’énergie du dérisoire que constitue en soi, une sculpture.
« Voici l’antique Victoire, qui sans doute annonce une renaissance ».
by CERA ©
Anita Molinero
Sans titre (de la série Oyonnax), 2007
Galerie Corthex Athletico
Prolypopylène, 120x60x80 cm
L’artiste
Anita Molinero est une artiste française, née à Floirac (Gironde) en 1953. Elle vit et travaille à Paris.
Issue de l’Ecole supérieure des Beaux-Arts de Marseille, Anita Molinero compose, pendant ses années
punk, ses premières sculptures en faisant se rencontrer des objets et des matériaux de récupération.
Elle choisit ensuite d’apporter aux formes la puissance de l’irréversibilité du geste et pour cela adopte
le plastique et une série de matériaux toxiques qu’elle coupe, brûle, lacère et sculpte. Sa démarche
s’attache à la pérennité de ces matériaux dont on ne peut se débarrasser et veille toujours à arrêter
son geste avant que la pièce ne verse dans l’informe.
L’oeuvre
Oyonnax est une commune française aujourd’hui au centre de la Plastics Vallée, qui a été reconnue
en 2005 comme pôle de compétitivité pour la plasturgie. Anita Molinero a choisi d’y produire une
série qui a pris le nom de cette commune, dans une usine qui transforme le plastique.
L’artiste a souhaité rendre équivalent et simultané le geste singulier de l’artiste et la trace du design
industriel en déréglant le temps de production de l’objet (un séparateur de voie de couleur rouge).
Une fois sorti du moule, l’objet a été travaillé avec un compresseur d’air en gonflant certaines parties
et en en déformant d’autres, tout en conservant des traces de l’industrie à d’autres endroits.
by CERA ©
Yue Minjun
The Tao Laughter n°4, 2012
Galerie Daniel Templon
Acier inoxydable, 220x150x110 cm
L’artiste
Yue Minjun est un artiste chinois, né en 1962 à Daqing. Il vit et travaille à Pékin.
Il est remarqué en 1999 lors de sa participation à la Biennale de Venise et s’est depuis imposé
comme le peintre chinois le plus influent de sa génération.
Devenu le modèle immuable de tous ses tableaux, Yue Minjun a adopté le rire comme thème central
de son oeuvre. Ses compositions, qui alternent éléments grotesques et poétiques, mettent en scène
l’absurdité du monde actuel et l’uniformisation de la société chinoise.
L’oeuvre
Depuis sa participation à la Biennale de Venise en 1999, Yue Minjun a commencé la fabrication
de versions sculpturales en bronze de ses autoportraits signature qui parodient la célèbre armée de
guerriers en terre cuite de la dynastie Qin. Alors que les quelque huit-mille statues de soldats qui
composent cette armée destinée à garder la tombe de l’empereur Qin Shi Huangdi (IIIe siècle avant
J.-C.) située à 35 kilomètres au nord-est de Xi’an, dans la province du Shaanxi, sont connues pour
l’individualité de leurs traits, la version moderne de Yue Minjun les représente strictement identiques.
Le titre de l’oeuvre est une référence à Tao Tô King, ouvrage fondateur du taoïsme attribué à
Lao Tseu (600 avant J.-C.) dans lequel il est suggéré que le rire permet de résoudre les problèmes
sans douleur ni chagrin et ainsi d’atteindre la paix intérieure.
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Paz Corona
Enredadera, 2015
Galerie Les Filles du Calvaire
Résine et lierre artificiel, 170x50x50 cm
L’artiste
Paz Corona est née en 1968 au Chili. Elle vit et travaille à Paris.
Psychanalyste, membre de l’Ecole freudienne et enseignante au Collège freudien à Paris, elle n’avait,
jusqu’en 2011, montré son travail qu’à des proches.
Elle explique que sa pratique artistique est indexée à son inconscient et que les personnages qu’elle
représente ne font pas référence à des êtres réels mais à des projections. Pour elle, le portrait est
impossible, on ne peut montrer que des parcelles.
A travers ses portraits, entre présence et absence, c’est le réel qu’elle cherche ainsi à saisir.
L’oeuvre
Paz Corona déploie son travail autour du thème des embrouilles du corps.
Que l’homme soit un corps, autant qu’une âme, de cela personne ne doute. Mais seulement voilà…
En vérité son corps il ne l’est pas. L’homme n’est pas son corps mais il l’a.
Enredadera est le nom que Paz Corona a donné à cette « Embrouille » car en espagnol, sa langue
d’origine, Enredadera, qui signifie le lierre (la plante grimpante), équivoque avec Enredo c’est-à-dire
«embrouille».
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Joseph Havel
Sphère, 2014
Galerie Gabrielle Maubrie
Bronze, ø 110 cm
L’artiste
Joseph Havel est né en 1954 à Minneapolis (Minnesota, Etats-Unis). Il a été formé à l’université du
Minnesota et à celle de Pennsylvanie. Il vit à Houston (Texas, Etats-Unis) et concilie depuis 1991 la
direction de la Glassell School of Art avec son travail artistique.
Les sculptures en bronze, fibre et résine de Joseph Havel mêlent souvent la froideur du minimalisme
et le récit personnel. Elles constituent une sorte d’autoportrait de l’artiste et témoignent également
de l’universalité du questionnement sur le fatalisme de la condition humaine.
L’oeuvre
Sphère (nom)
a. Figure géométrique. Surface de révolution qui peut être engendrée par un cercle tournant autour
d’un de ses diamètres.
b. Surface d’une telle figure. Surface sphérique.
c. Planète ou étoile. Corps céleste.
d. Sphère céleste : coquilles ou couches transparentes et concentriques dans lesquelles, selon la
croyance antique, les corps célestes étaient disposés.
e. Lieu ou environnement d’une personne ou d’une chose ; domaine d’activité ou d’opération.
f. Monde social particulier ; strate de la société ; promenade de la vie, condition ou espace d’influence.
Qu’elle soit un environnement où s’exerce une influence, une forme céleste, une figure géométrique
simple, le récipient d’un volume, ou une couche de la société : la question centrale que pose Joseph
Havel avec cette oeuvre revient simplement à savoir ce qu’est une sphère ou, de façon peut-être plus
importante encore, comment en faire une. Comment on peut exercer une influence sur un espace et
faire en sorte qu’il devienne plus particulier, un lieu ou une sphère.
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Ryan Gander
I is… (ix), 2015
Galerie GB Agency
Résine de marbre, 250x200x150 cm
L’artiste
Né en 1976 à Chester (United Kingdom), Ryan Gander vit et travaille à Londres.
Jouant d’un rapport complexe entre réalité et fiction, la démarche de Ryan Gander consiste à s’emparer
d’éléments en apparence disparates (objets, images, situations, textes…) et à les assembler pour
y inscrire ses propres systèmes de narration. Caractérisée par une rigueur conceptuelle, une simplicité
visuelle et des textes allusifs, les oeuvres de Ryan Gander interrogent les processus d’apparition
et les mécanismes de perception de l’oeuvre d’art.
Sa pratique, qui mobilise abondamment le langage et s’articule autour de multiples collaborations,
entend « rendre l’invisible visible » et fournir la « possibilité, les conditions pour que des choses
adviennent ».
L’oeuvre
I is… est une série de sculptures.
Créant des sculptures en marbre – matériau pérenne et noble – d’après des abris de fortune réalisés
par sa petite fille, Ryan Gander met en exergue l’idée de protection : de la fragile cabane d’enfant
dont la protection symbolique est immense, à la cabane de marbre, certes solide, mais impénétrable,
avec ses drapés caractéristiques de la sculpture classique.
by CERA ©
Hans Schabus
Recta Sequi, 2013
Galerie des Multiples
Rail de train coupé et percé, soudure, 14x30x13 cm
L’artiste
Hans Schabus est né en 1970 à Watschig (Autriche). Il vit et travaille à Vienne.
Artiste conceptuel connu pour sculptures in situ, installations et performances dialoguant avec l’espace
de manière surprenante, sa première exposition personnelle a lieu en 1996 à la galerie Secession
à Vienne.
Pour la Biennale de Venise en 2005, Hans Schabus réalise une structure monumentale en bois qui
englobait le Pavillon autrichien, repoussant les idées préconçues sur la nature, la culture et le rôle
de l’art. En 2011, l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne lui organise sa première exposition
monographique d’envergure.
L’oeuvre
Recta Sequi est un rail de train coupé, percé sur lequel ont été soudées les lettres « DADA ». Il
s’agit d’une édition de vingt exemplaires numérotés et signés. Dix exemplaires sont présentés
pour Sèvres Outdoors, fil rouge de l’exposition.
Le titre de l’oeuvre vient du latin. Cette phrase était inscrite sur le premier tunnel ferroviaire autrichien
(près de Vienne) construit en 1841 et signifie « Suit la ligne droite ».
Hans Schabus a réalisé l’oeuvre pour la collection DADA Fétiche de la Galerie des Multiples. Il
s’agit d’une collection de multiples réalisée à partir d’une lettre de Marcel Duchamp.
En 1921, Marcel Duchamp écrit de New York à son ami Tristan Tzara pour lui proposer un projet
d’édition : «DADA Fétiche». L’idée de Duchamp est de faire frapper 4 lettres – D, A, D, A – en
métal et de recommander de porter cet « insigne » en bracelet, scapulaire, épingle de cravate…
Le simple fait d’acheter l’insigne doit « sacrer » l’acheteur DADA et lui permettre dans le même
temps d’être protégé de certaines maladies et d’ennuis multiples de la vie. L’insigne est ainsi
censé fonctionner comme un fétiche. Recta Sequi est le « DADA Fétiche » de Hans Schabus.
by CERA ©
Younès Rahmoun
Nakhla-Khazaf, 2006-2009
Galerie Imane Farès
Céramique émaillée, 60×110 cm
L’artiste
Younès Rahmoun est né en 1975 à Tétouan (Maroc) où il vit et travaille aujourd’hui.
Son oeuvre est polymorphe et minimale, basée sur son expérience de la spiritualité et de l’échange.
Installations, oeuvres in situ, dessins, vidéos, animations, photographies et performances lui permettent
d’essayer de rendre visible l’invisible et d’inciter à la méditation. Chaque matériau, chiffre,
orientation, couleur a une signification profonde, souvent en relation avec l’Islam et le Soufisme en
particulier. Il s’intéresse entre autres aux essences vitales telles que le coeur, l’atome, la graine, la
fleur, la lumière.
L’oeuvre
« Nakhla » (qui signifie palmier) est une des formes que Younès Rahmoun utilise et réutilise à travers
sa pratique artistique. C’est une stylisation géométrique du palmier inventée par les Arabes et
souvent utilisée dans l’art de la région de Tétouan où il vit et travaille. Pour lui, c’est également une
stylisation de la forme d’une personne assise en lotus. On aperçoit quatre niveaux : le premier représente
la tête, le deuxième les épaules, le troisième les bras et le quatrième les jambes.
Nakhla-Khazaf (Palmier-Céramique) est composée de deux pièces rectangulaires en céramique émaillée
épaisse. Elles sont posées par terre et juxtaposées en élévation, leur tête orientée vers la Mecque.
Le motif du palmier et repris sur chacune des deux plaques. D’abord en noir et blanc, et ensuite en
blanc et noir. Ce diptyque représente pour l’artiste le ying et le yang ; les deux complémentaires.
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Vivien Roubaud
Sphère, 2015
Galerie In Situ / Fabienne Leclerc
PVC, lustre électrique, ø 300 cm
L’artiste
Vivien Roubaud est un artiste français né en 1986. Il vit et travaille à Nice.
Il détient un diplôme national supérieur d’expression plastique (DNESP), obtenu avec félicitations du
jury à l’École nationale supérieure d’art de la Villa Arson (Nice) en 2011.
Son travail cherche à extraire les qualités inutilisées et les propriétés cachées des objets. Il mélange,
réunit, confronte et génère ainsi des équilibres précaires et instables qui amènent à adopter un regard
distancié par rapport à ce que nous savons ou pensons savoir. Il n’est pas question de tomber
dans la fascination mais plutôt de susciter le questionnement et d’éveiller la curiosité.
Pour Vivien Roubaud, il s’agit alors de revoir et d’interpréter des connexions qui viendront relier des
fragments et abolir des frontières entre les méthodes et les matières. C’est un jeu qui consiste à régler
des dérèglements.
L’oeuvre
Vivien Roubaud cherche à extraire des qualités inutilisées ou des propriétés cachées des «objets qui
nous font vivre». Les mélanges actifs qu’il opère, réunit et confronte, prennent forme dans des équilibres
précaires et instables, à la limite de l’accident.
Dans ses récentes expériences il s’est emparé de lustres à pampilles ou pendeloques, pour les soumettre
à une force centrifuge créant des moments sonores et visuels particuliers. Une fois mis en révolution,
la coïncidence de la symétrie des branches, de la répétition et de la répartition des pampilles,
transforment l’objet. Le lustre est une forme en devenir : c’est un objet baroque, complexe et figé que
la mise en rotation synthétise, épure, cryptant sa lecture initiale.
L’objet en rotation est emprisonné dans une sphère de jeu transparente en pvc. Le lustre et son système
de motorisation sont maintenus par de l’air sous pression constante. Le lustre flotte à l’intérieur de la
sphère et les pampilles éjectées par le mouvement centrifuge s’y percutent. La persistance rétinienne
induite par les lumières en rotation fonctionne à la manière d’un gyrophare. Vivien Roubaud s’amuse
de cette formulation monstrueuse mariant luminaires anciens, gonflables de jeu et mécaniques industrielles.
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Romain Pellas
Spikes, 2015
Galerie Jean Brolly
Plastique, métal, fer à béton, 100x350x250 cm
L’artiste
Romain Pellas est un artiste français né à Paris en 1961. Il vit et travaille à Paris. Ses constructions
d’un équilibre précaire ont la particularité de s’insérer de façon incongrue dans l’espace qui les accueille.
Il utilise des matériaux industriels du bâtiment ou des objets préfabriqués en les assemblant
pour donner forme à ses sculptures. L’équilibre est physique et nécessaire au soutien de la construction,
sans chercher à produire une sensation équilibrée que tout semble contredire.
L’oeuvre
Spikes est une suite de sculptures composées de quatre parties autonomes. Disposées dans un
même périmètre, ces constructions intègrent des formes fabriquées avec des éléments hétérogènes.
Les formes se côtoient, elles sont là, indifférentes au lieu, posées sur le gazon ou les pieds pris dans
un if. Malgré la robustesse du montage et les pics d’enfoncement pointés dans le sol, Spikes affirme
une réalité d’un équilibre précaire.
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Georges Tony Stoll
Sculptures folles, 2015
Galerie Jérôme Poggi
Parasols, peinture or, ø 1,80 cm chacun
L’artiste
Georges Tony Stoll est un artiste français né en 1955 à Marseille. Il vit et travaille à Paris.
Formé à l’Ecole des Beaux-arts de Marseille, il devient particulièrement reconnu pour les photographies
qu’il réalise à partir des années 1990, même si son travail très éclectique prend autant
la forme de peintures, vidéos, collages, dessins ou installations, pour explorer ce qu’il appelle «les
territoires de l’abstraction». Un espace où de multiples possibilités et ambiguïtés peuvent, à tout
moment, surgir.
L’oeuvre
L’ensemble des parasols forment le début de ce qui peut être compris comme un regroupement. Un
regroupement particulier puisque ces parasols, malgré leur configuration propre à ce qui est connu
de leur rôle, sont recouverts d’or. Ils deviennent alors des sculptures et ainsi, de nouvelles inventions.
Un objet usuel transformé par une seule couleur symbolique, est l’un des emblèmes d’une société
fascinée par le luxe.
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Katinka Bock
Metro II, 2011
Galerie Jocelyn Wolff
Céramique, pieu métallique, 24 éléments – 10x10x54 cm chacun
L’artiste
Katinka Bock est née en 1976 à Francfort (Allemagne). Elle vit et travaille à Paris depuis de nombreuses
années.
Ses sculptures, ses actions performatives ou ses installations découlent toujours d’une expérience
liée à un lieu spécifique. Le territoire est mesuré dans ses dimensions physique, matérielle, historique,
politique et sociale et est soumis à la formulation de questionnements sur l’idée du lieu, sur
sa persistance dans le temps ou son changement en fonction du vécu.
L’oeuvre de Katinka Bock se formalise par des matériaux simples et souvent basiques (argile, sable,
pierre, craie, bois, métal…), choisis pour leurs qualités physiques. Elle les utilise aussi pour leur
capacité à rendre compte d’un processus d’élaboration et d’une temporalité passée ou à venir.
L’oeuvre
Mesure du temps, mesure de l’espace, transformation, évolution : l’oeuvre de Katinka Bock fonctionne
comme un instrument de mesure, comme un tuteur à première vue, dont le but ne serait
plus d’accompagner la croissance de l’arbre mais plutôt de témoigner d’une transformation presque
imperceptible au quotidien.
La ligne est aussi une forme chère à l’artiste : ligne du dessin, du fil à plomb, du géomètre… Ici, la
ligne des éléments de céramique vient souligner celle dessinée par le tronc de l’arbre.
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Delphine Coindet
A Cross, 2011
Galerie Laurent Godin
Acier poli verni, 200x200x120 cm
L’artiste
Née à en 1969 à Albertville, Delphine Coindet est une artiste française diplômée de l’École des
Beaux-arts de Nantes et de l’Institut des Hautes Études en Arts plastiques de Paris. Elle vit et travaille
à Paris et Lausanne.
Elle pratique la sculpture en s’appuyant au départ sur un logiciel 3D et sur le dessin numérique pour
faire ensuite réaliser ses projets par des fabricants extérieurs et s’affranchir ainsi des contraintes de
l’atelier et de la fabrication.
Ses sculptures constituent des modélisations tridimensionnelles de formes diverses (abstraites ou
figuratives, naturelles ou artificielles) qui sont moins des objets que des signes tendant à questionner
notre perception.
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Daniel Dewar et Grégory Gicquel
Les fantômes, 2014
Galerie Hervé Loevenbruck
Céramique, pieu métallique, 24 éléments – 10x10x54 cm chacun
L’artiste
Daniel Dewar (né en 1976 à Forest Dean, Royaume-Uni) et Grégory Gicquel (né en 1975 à Saint
Brieuc, France) vivent et travaillent respectivement à Bruxelles et Paris.
Collaborant depuis leur rencontre en 1997 à l’École des Beaux-Arts de Rennes, le duo, lauréat du
prix Marcel Duchamp 2012, explore une voie très expérimentale entre érudition et amateurisme,
relecture de l’histoire de l’art et mise en avant des savoir-faire artisanaux.
Daniel Dewar et Grégory Gicquel ont exposé dans les plus prestigieuses institutions en France :
le Centre Pompidou, le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, le musée Rodin ou le Palais de
Tokyo, et à l’étranger notamment au : Yokohama Museum of Art (Japon), Municipal Art Gallery (Los
Angeles), Santa Barbara Museum of Art (CA, Etats-Unis). Leurs oeuvres figurent dans de nombreuses
collections privées et publiques, dont : Fonds National d’art Contemporain (Paris), FRAC Aquitaine
(Bordeaux), FRAC Basse-Normandie (Caen), FRAC des Pays de la Loire (Carquefou), FRAC Île-de-
France/Le Plateau, (Paris)
L’oeuvre
Cette oeuvre fait partie d’un récent corpus d’oeuvres (neuf sculptures en béton de grandes dimensions)
conçu et produit spécialement pour l’exposition au musée Rodin : « La Jeune Sculpture, Daniel
Dewar et Grégory Gicquel ». Modelées, coulées et assemblées par les artistes eux-mêmes selon
les techniques traditionnelles de la sculpture, ces sculptures représentent des fragments de corps
nus, certains en ronde bosse et d’autres plus architecturaux. (…) Pour ces artistes leur production
s’inscrit clairement dans le fil de l’histoire et d’une pratique déjà développée autour de l’image et
de la sculpture, recherche qu’ils poursuivent ici en l’associant au moulage : « L’oeuvre de Rodin a
été un point de départ pour nous permettre de travailler sur une technique particulière de sculpture
que nous n’avions jamais eu l’occasion d’explorer auparavant, tout en ayant à l’esprit que la pratique
de Rodin s’est aussi affirmée au moment de l’apparition de la photographie et de la reproductibilité.
» disent-ils dans un entretien réalisé à l’occasion de l’exposition. Mu par le désir constitutif du
sculpteur de se colleter la matière, le duo partage avec Rodin le goût affirmé des matériaux. Mais, là
où Rodin déléguait l’exécution de ses oeuvres en vue de leur reproduction, les artistes assurent euxmêmes
en tant que praticiens, chaque étape de la fabrication et détruisent les moules après usage
afin de limiter leur production à un seul et donc unique tirage.
Un « anachronisme subversif », qui permet de « réactualiser les débats esthétiques sur la question
des rapports entre art et artisanat autour de la sculpture, question qui revient à grands pas sur le
devant de la scène… Preuve que l’art a de nouveau à faire avec le réel ».
Extrait du communiqué de presse de l’exposition « La jeune sculpture, Daniel Dewar et Grégory Gicquel
», musée Rodin, Paris 2014. Commissaire Noëlle Chabert, assistée d’Audrey d’Hendecourt.
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Fabien Giraud et Hervé Siboni
La condition, 2009
Galerie Hervé Loevenbruck
Châssis de voiture décompressé, 130x340x170 cm
L’artiste
Fabien Giraud (né en 1980) et Raphaël Siboni (né en 1981) vivent et travaillent à Paris. Issus des
pratiques du documentaire et du cinéma, Fabien Giraud et Raphael Siboni se sont rencontrés à l’ENSAD.
Après un passage au Fresnoy, ils débutent leur collaboration en 2007 à la biennale de Lyon.
D’un questionnement initial sur les communautés contemporaines et les modes d’individuation qui
les travaillent, leur démarche s’ouvre progres- sivement à une redéfinition systématique de la notion
même d’expérience artistique.
Leurs oeuvres ont récemment été présentées au Casino Luxembourg Forum d’art contemporain, au
Centre na- tional d’art et de culture Georges-Pompidou, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris,
au Moscow Museum of Modern Art, au MONA – Museum of Old and New Art (Tasmanie, Australie),
au Palais de Tokyo à Paris et au Vox centre de l’image contemporaine (Montréal). Ils exposent actuellement
au CEEAC (Strasbourg, France), à la Villa Arson à Nice et prochainement, à la Biennale
de Lyon.
L’oeuvre
« Nous n’avons pas grandi dans une époque mais dans une condition. (…)» – Fabien Giraud et Raphaël
Siboni
Le travail de Fabien Giraud et Raphaël Siboni considère un monde mouvant, fluide, un paysage hydraulique
où tout coule, ruisselle et fuit. Cet univers, c’est celui de la rivière et du fleuve. Cet écoulement,
c’est celui de notre condition. Ce symptôme, c’est celui de notre temps. Le postulat de leur
travail est donc ce paysage liquide aux variabilités infinies. L’oeuvre n’est plus qu’une variable dans
un système nommé, selon le cas, exposition, institution, situation. La singularité n’est plus qu’une
fonction parmi d’autres de cet ensemble dynamique.
Les artistes extraient de ce tout à la liquéfaction, une voiture, compressée, puis décompressée à la
main.
En référence aux années 90 et à ce paradigme de la relation comme forme, Fabien Giraud et Raphaël
Siboni envisagent malgré tout la possibilité d’un événement : interrompre la condition. En arrachant,
le temps d’une exposition, cette voiture de sa logique ternaire de création, destruction, récupération,
ils suspendent le mouvement du flux et instaurent les conditions d’une apparition. À la fin du temps
qui leur est imparti, la sculpture, retournera dans le flux du monde.
S’inscrivant dans la droite ligne de leurs questionnements sur la redéfinition de la notion même
d’expérience artistique, interrogations débutées avec The Abduction (2008) à la biennale de Santa
Fe, prolongée en 2009 avec Sans Titre (The Outland), à la Force de l’Art ou le feu d’artifice d’une
seconde pour l’ouverture de la FIAC (Sans Titre, 2009), Fabien Giraud et Raphaël Siboni révèlent
le flux de notre condition. – Claire Deltheil, Extrait du communiqué de presse de l’exposition «La
Condition» – galerie Loevenbruck, 2010.
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Angela Detanico et Rafael Lain
Titre, 2015
Galerie Martine Aboucaya
Céramique, pieu métallique, 24 éléments – 10x10x54 cm chacun
L’artiste
Sémiologue et graphiste de formation, respectivement nés en 1974 et 1973 à Caxias do Sul (Brésil),
Angela Detanico et Rafael Lain travaillent ensemble depuis 1996. Ils vivent et travaillent à Paris. En
2007, ils ont représenté le pavillon brésilien à la Biennale de Venise.
Fascinés par ce qui dépasse l’homme et la compréhension du monde qui l’entoure, ils tirent d’une
recherche scientifique, mathématique et littéraire des systèmes de représentation et d’écriture du
temps, de l’espace, de la mémoire, de l’infini.
Héritée du postulat conceptuel et ancrée dans l’usage de nouveaux moyens de création sonore, graphique
et plastique, leur démarche s’exprime dans un formalisme rigoureux et épuré d’une grande
poésie.
L’oeuvre
Archipel (Setting Stones) est une pièce sonore et sa traduction dans un système d’écriture par emplacement
de pierres.
Chaque pas correspond à une lettre de A à Z, de gauche à droite, sur une partition de 8 lignes
comportant donc chacune 26 cases symboliques. Les artistes créent ainsi un damier et placent des
éléments dans les cases correspondantes aux lettres pour écrire un mot. La première ligne en haut
représente la première lettre du mot, la deuxième ligne la deuxième lettre du mot et ainsi de suite.
Les visiteurs pourront ainsi découvrir dans une nouvelle forme d’écriture le mot ARCHIPEL.
Pour réaliser cette oeuvre, les artistes se sont inspirés d’un traité de jardinage japonais du XIe siècle
– certainement le plus ancien au monde – le sakuteiki ou « recueil de jardinage ». On trouve dans cet
ouvrage « Ishi wo taten koto – (L’art de placer les pierres) » qui introduit une philosophie du jardinage.
L’expression « Ishi wo taten koto » a été utilisée par son auteur pour définir non le placement d’objets
dans les jardins mais aussi l’acte de jardiner en lui-même.
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Clémence van Lunen
Wicked flower 20, 2014
Galerie Polaris
Grès émaillé, 160x66x60 cm
L’artiste
Née en 1959 à Bruxelles, Clémence van Lunen est formée à l’École supérieure d’arts plastiques de
Bruxelles et à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. Elle vit et travaille à Paris et enseigne
la sculpture à l’École supérieure des Beaux-arts TALM (Tours, Angers, Le Mans).
L’oeuvre de Clémence van Lunen, avec une énergie débordante et un réel sens de l’humour et du jeu,
nous entraîne dans un questionnement esthétique sur ce qui est décoratif et ce qui ne l’est pas, ce
qui interroge la tradition céramique et ce qui s’en détourne. Elle ne cherche pas à « faire beau », elle
veut seulement construire des volumes « qui dévorent l’espace ». Cela s’incarne par son modelage
très rapide, comme fait à la machette, et par des sujets conventionnels (le tas, la forme molle, le pot
de fleur…) qu’elle choisit pour mieux s’en affranchir.
L’oeuvre
Comme dans le conte de Hans Christian Andersen, Den lille Idas blomster (Les fleurs de la petite Ida,
1835), où l’on raconte à la petite Ida, « que si ses fleurs ont l’air si vivantes, c’est qu’elles sont allées
au bal toute la nuit », les fleurs de la série Wicked flowers de Clémence van Lunen se caractérisent
par leurs volumes exagérés et leurs formes dilatées. Drolatiques, espiègles, jubilatoires, ces compositions
florales défient toute proportion académique, tant par leur gigantisme, que par les nombreuses
zones de terre brute, laissées à «vif » dans la cuisson et qui transparaissent au milieu d’un émail qui
coule, telle une sève parée de couleurs sucrées. Ces couleurs douces, Clémence van Lunen ne les
a pas choisies par hasard, elles viennent compléter avec audace cette insolence que l’artiste donne
aux pétales et aux tiges.
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Johan Creten
Grande vague pour Palissy, 2006
Sèvres – Cité de la céramique
Grès chamotté, émaillé de couverte colorée et cristallisé, 100x80x70 cm
L’artiste
Né en 1963 à Sint Truiden, en Belgique, Johan Creten vit et travaille à Paris.
Il est en résidence à Sèvres – Cité de la céramique de 2003 à 2006. Auparavant, il a été pensionnaire
de la Villa Médicis à Rome en 1996-1997 puis du Bass Museum of Art, à Miami-Beach, en
2002-2003. Dans les oeuvres de cet artiste, aux studios « nomades », d’anciennes histoires prennent
des formes nouvelles, attrayantes et atypiques, où la réalité et l’imaginaire sont confondus dans un
surréalisme original et coloré. La robustesse liée à la vulnérabilité caractérise ses compositions compactes
souvent recouvertes de plantes et de fleurs ; l’artiste jongle entre art et non-art et ses lignes
contrastées ou languissantes rappellent à la fois l’éphémère et des réminiscences antiques.
L’oeuvre
Cette pièce est réalisée en grès chamotté estampé dans un moule en cinq parties qui reprend la
forme générale de la vague. Les éléments en relief, lignes et nodules sont entièrement sculptés à la
main et composés sur la forme en fonction des mouvements et dynamiques souhaités par l’artiste.
Après un long séchage à l’air libre et une première cuisson dite de dégourdi à 980° C, l’ensemble est
ensuite émaillé d’une couverte colorée vert vif puis sur certaines zones, d’un émail à cristallisations
roses. La vague subit alors une dernière cuisson à 1280° C avec un refroidissement contrôlé qui permet
le développement particulier des émaux.
Comme un hommage à Bernard Palissy, grand céramiste et scientifique du XVIe siècle, cette sculpture
a été modelée à la Manufacture de Sèvres par l’artiste qui a choisi une gamme particulière d’émaux.
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Anne Wenzel
Damaged Goods (Bust, Large Darkblue),2013
Galerie Suzanne Tarasieve
Grès noir émaillé, 135x83x54 cm
L’artiste
Anne Wenzel est née en 1972 en Allemagne. Elle a étudié à l’Académie des Beaux-arts AKI (Enschede,
Pays-Bas). Elle vit et travaille depuis 1992 aux Pays-Bas.
Elle a récemment présenté une grande exposition personnelle au centre d’art Tent à Rotterdam
(2014) et prépare pour septembre 2015 une grande exposition au Stedelijk Museum à Hertogenbosch
(Pays-Bas).
L’oeuvre d’Anne Wenzel détourne la tradition céramiste pour réaliser sculptures et installations.
Elle s’intéresse à la perception des désastres (catastrophes naturelles, attentats, craintes millénaristes…)
qu’elle considère comme une métaphore des peurs de tout un chacun.
L’oeuvre
Damaged Goods est une série de sculptures qui consiste en un ensemble de bustes monumentaux en
grès noir émaillé. Ces oeuvres s’inspirent des photos de soldats défigurés durant la première guerre
mondiale : les gueules cassées. Les visages et torses sont entaillés, creusés et comme fondus par
l’émail de couleur qui les recouvre. Après un long travail de modelage, l’artiste détruit et ravage la
sculpture, ce qui renforce l’éloquence des parties intactes.
Ce procédé place également l’oeuvre dans un équilibre entre abstraction et figuration, tout en s’inscrivant
dans la tradition de la sculpture classique. Selon l’artiste, « un buste rend l’homme digne
d’intérêt », et l’anonyme devient un individu, mais retourne dans le même temps à l’anonymat par
l’absence de visage.
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Mathieu Mercier
Last Day Bed, 2014
Galerie Torri – Paris
Corian, 122,8×271,7×194,6 cm
L’artiste
Né en 1970 à Conflans-Sainte-Honorine (France), Mathieu Mercier vit et travaille à Paris.
Il est diplômé de l’Ecole nationale des Beaux-arts de Bourges et de l’Institut des Hautes Etudes en
Arts Plastiques de Paris. Il a obtenu le prix Marcel Duchamp en 2003 et a ensuite exposé au Centre
Pompidou puis au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (2007) ou plus récemment au Kunstmuseum
de St Gallen (Suisse) en 2014.
Depuis le début de sa carrière, Mathieu Mercier mène une réflexion sur la définition de la place de
l’objet à la fois dans l’industrie de la consommation et dans le champ de l’art. Sa recherche se traduit
par un questionnement permanent sur les fonctions symboliques et utilitaires des objets.
L’oeuvre
«Le travail de Mathieu Mercier fait jouer un croisement irrésolu entre l’ambition avant-gardiste de
relier l’art et l’industrie, et le geste duchampien qui, en déplaçant un objet manufacturé dans le
champ de l’art, le libère de toute valeur utilitaire. Reposant sur l’appropriation de formes existantes
dont la transformation, même légère, est toujours essentielle, il est par ailleurs emprunt d’un humour
fin dont Last Day Bed se fait ici le parfait témoin. Si on l’aborde depuis l’histoire des formes, l’oeuvre
semble tout à la fois renvoyer à un mobilier phare de l’intérieur moderne, le Daybed, et à la pure
présence d’une sculpture minimaliste. Son apparence trompeuse – l’oeuvre est réalisée en Corian,
un matériau lisse et résistant – renforce le déplacement opéré par l’artiste et contribue à faire de ce
« meuble-monument » – selon une formule baudrillardienne – un objet de méditation puissant.»
Marie Chênel
by CERA ©
Sylvain Rousseau
Lonely You, 2015
Galerie Triple V
Bronze, 12x15x15 cm
L’artiste
Sylvain Rousseau est né en 1979 à Saint-Nazaire (France). Il vit et travaille à Paris.
Remarqué pour son rapport insolite aux surfaces : il a pour habitude de transformer les volumes
en aplats, en écrasant les formes de telle façon que les oeuvres donnent l’impression d’être lissées,
comme passées sous un rouleau compresseur. Sylvain Rousseau interroge avec humour notre perception,
souvent faussée, des oeuvres.
Sa dernière exposition personnelle à Triple V en 2014, rassemblait des peintures sur taies d’oreiller
s’étant faites toutes seules (Douarnenez, Crozon, Plougastel) sur un mur peint en faux béton, des
cocktails sculptés à la tronçonneuse sur des plans de travail (Shake Canvas), ainsi qu’une série de
peintures d’inséparables sous plexiglass coloré (Lonely You#1, Lonely You#3, Lonely You#5).
L’oeuvre
Les inséparables sont un type d’oiseau connu pour former un couple extrêmement lié ; la croyance
étant même que lorsque l’un des oiseaux meurt, l’autre se laisserait mourir aussi. On aurait donc
plutôt tendance à compter ces oiseaux par paires.
Lonely You est une sculpture à échelle 1/1 d’un inséparable. Comme derrière les faux-vitraux en
plexiglas que montrait l’artiste en 2014 à Triple V, ici les inséparables sont toujours présentés en
chiffres impairs : 1, 3, 5…
En bronze, l’inséparable reste seul, solitaire.
by CERA ©
Partenaires institutionnels
« La Cité de la Céramique est la figure de proue de la ville de Sèvres.
Fidèle à sa réputation d’engagement historique auprès des créateurs de tous horizons, elle offre pour
la deuxième année un parcours de sculptures monumentales dans ses jardins. 27 oeuvres d’art, pour
certaines inédites ou réalisées in situ, s’offrent ainsi à l’oeil des visiteurs et passants, les invitant à
s’arrêter afin de les découvrir et de s’imprégner de la dynamique créative de ce site unique.
Profitons comme il se doit de ce parcours inédit pendant l’été ! »
Marie-Agnès Gallais
Maire adjoint Culture et patrimoine à Sèvres
Pour cette 2ème édition de Sèvres Outdoors, nous avons tenu à renouveler notre soutien à Galeries
Mode d’Emploi et à CERA. Etre partenaire, c’est avant tout écrire une histoire des possibles, une
histoire qui se déroule sous nos yeux. A l’image du Groupe Elysées Monceau, ce nouvel évènement
d’art contemporain participe conjointement à valoriser un patrimoine: La cité de la Céramique, et
à créer des espaces de vie. Chaque oeuvre est une invitation à la re-lecture des jardins ; une perception
inédite de la création des artistes hors les murs des galeries. Ici, les formes et les parcours
construisent d’autres anecdotes à ciel ouvert où se conjuguent actualité artistique et libre circulation
du regard.
Christian de Dancourt, Président du Groupe Elysées Monceau,
Partenaire Historique de Sèvres Outdoors 2015.
Partenaires
HOP SCOTCH
Depuis 25 ans, Curty’s le Traiteur Evénementiel perpétue l’art de recevoir en associant le savoir-
faire événementiel aux métiers de la gastronomie et du traiteur.
Alliant le design, l’art de la table et des concepts événementiels originaux à une gastronomie inattendue,
Curty’s évolue entre tradition et modernité, unissant qualité et créativité, pour faire des
réceptions qui lui sont confiées des événements uniques.
C’est tout naturellement que pour la deuxième année consécutive, Curty’s a choisi d’être partenaire
de Sèvres Out-Doors à la Cité de la Céramique.
« Nous sommes heureux d’être à nouveau le partenaire traiteur de cette exposition exceptionnelle
qui présente les oeuvres des plus grandes galeries parisiennes dans un lieu patrimonial unique.
La Cité de la Céramique dispose d’espaces de réception éclectiques, à la fois originaux et magnifiques.
Ils offrent à nos clients la possibilité d’organiser leurs événements parmi les oeuvres, dans
les jardins ou au sein même du Musée ou des ateliers de fabrication. L’art contemporain au coeur
d’un lieu historique rejoint notre conception des réceptions parisiennes aujourd’hui : l’alliance de
la tradition et de la modernité » , déclare Bruno de Vaubernier, directeur associé et fondateur de
Curty’s.»
Bruno de Vaubernier, Directeur
www.curtys.com
BERGAMS
Partenaires média
Partenaires médiation
La médiation de Sèvres Outdoors (pendant l’été) est assurée par les étudiants du Groupe EAC,
l’école du management des arts et de la culture.
Informations pratiques:
Sèvres Outdoors 2015
Exposition en plein air gratuite
Du 20 mai au 25 Octobre
Tous les jours de 10h – 18h
Dans les jardins de
Sèvres – Cité de la céramique
92310 Sèvres (France)
Tél. : +33(0)1 46 29 22 00
Contact presse CERA
Bénédicte Chassagnac / benedicte.chassagnac@cera-conseil.com / +33(0)6 72 78 24 36
Contact presse Sèvres – Cité de la Céramique
Sylvie Perrin / sylvie.perrin@sevresciteceramique.fr / +33(0)1 46 29 38 38
Accès :
Métro ligne 9: arrêt « Pont de Sèvres »
Autobus : 169, 179, 279, 171, 26, 1er arrêt avant le pont
Tramway : T2 « Musée de Sèvres »
Station Autolib à Proximité
Parking devant la Cité de la Céramique